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ÉCOSYSTÈME ET BIODIVERSITÉ

Déclin des abeilles

Le projet SAVE (Sustainable Apiculture and Varroa Embankment) est né d’une collaboration internationale unique entre universités et instituts spécialisés dans le problème de la disparition des abeilles. Des chercheurs du centre de recherche suisse sur les abeilles de l’Agroscope Liebefeld-Posieux se sont associés à ceux de l’Université des sciences agricoles d’Uppsala en Suède et à un troisième groupe de l’Institut d’Apiculture national de l’Université d’Hohenheim en Allemagne. Leur objectif commun: mieux connaître le parasite Varroa pour mieux le combattre.

Par son rôle de pollinisateur, l’abeille est un agent indispensable à l’agriculture humaine. Plus largement, elle joue un rôle fondamental dans le fonctionnement de l’écosystème terrestre. La pollinisation est vitale pour 80% de la flore sauvage et à l’origine de 35% des ressources agricoles exploitées par l’homme. Rien qu’aux Etats-Unis, on estime que le poids économique des abeilles dans la pollinisation agricole est de 14,8 milliards de dollars par an. Leur disparition aurait donc des conséquences environnementales et économiques gravissimes.

Or, depuis la fin des années 90, les apiculteurs signalent partout dans le monde, et particulièrement aux Etats-Unis et en Europe, une mortalité massive dans la population d’abeilles européennes sauvages et d’élevages (type Apis mellifera, la plus commune dans le monde). Ce phénomène, appelé Colony Collapse Disorder (ou syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles) a suscité de nombreuses hypothèses quant à son origine.

Le parasite Varroa est clairement mis en avant comme un des facteurs aggravants du syndrome. Cet acarien n’est pas seul responsable du phénomène, mais les abeilles qui parvenaient auparavant à le combattre sont désormais trop affaiblies par d’autres facteurs environnementaux pour lui résister (pesticides etc…).

Le Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles a déjà causé la mort d’un quart des 13 millions de ruches d’élevage dans le monde. Il est en outre responsable de l’extinction totale des abeilles sauvages en Suisse et de leur quasi disparition en Europe. La mite Varroa s’attaque à la larve en causant son atrophie, des malformations et une diminution du taux de survie. La femelle parasite les ouvrières adultes, les affaiblissant plus encore et réduisant de fait leurs activités de pollinisation et de production de miel. Plusieurs antiparasitaires chimiques ont déjà été utilisés mais le parasite devient rapidement résistant aux nouveaux produits. Les chercheurs du groupe SAVE ont donc développé un programme pour trouver des solutions alternatives de lutte contre le Varroa.

Notre engagement

La Fondation Montagu s’est engagée auprès du groupe SAVE à financer trois modules de recherches différents.

Le premier d’entre eux porte sur l’étude des pathogènes bactériens du Varroa dont la maîtrise pourrait constituer une piste pour lutter contre le parasite.

Le second est consacré à la modification du comportement parasitaire du Varroa par l’utilisation des phéromones.

Le troisième projet consiste en l’identification des particularités génétiques d’une population d’abeilles de l’île de Gotland (Suède) résistante au Varroa.

Site Internet du projet: www.agroscope.admin.ch

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